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Présentation

bourorga

Pseudo: BOURORGA HalimCatégorie: ScienceRecommander ce blog

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Halim BOURORGA

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Mercredi 19 Novembre 2008

 

 

Ce traité intergouvernemental sert de cadre à l'action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

La diversité culturelle et biologique des zones humides constitue une richesse naturelle dont dépend notre bien-être physique et psychologique. Le patrimoine culturel de nos zones humides est le résultat d'une symbiose qui remonte à la nuit des temps entre les populations et les zones humides, une association qui a enrichi les générations passées et qui, avec votre aide, en fera autant pour les générations futures. Cette association s'est développée en raison de l'utilité des zones humides - en bref, la diversité de la vie végétale et animale des zones humides a assuré la subsistance des populations et leur a procuré de nombreux autres avantages.

 

jour selon le contexte national, en concrétisant des actions telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l'organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d'expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau et à la mise en œuvre des recommandations d'Action 21.

 

Entre autres suggestions concernant l’organisation de manifestations à l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, vous pouvez :
adresser un manifeste à vos autorités locales, les invitant à reconnaître et à commémorer la Journée mondiale de la tuberculose
expliquer à la presse locale l’impact de la tuberculose sur votre communauté et décrire l’action des services locaux pour la combattre
organiser une conférence de presse et convier des représentants des personnels infirmiers à venir parler de leur travail et des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien dans la lutte contre la tuberculose
organiser pour la presse et les autorités locales une visite de votre centre antituberculeux
organiser une exposition de photographies à partir des nombreux clichés de personnels infirmiers et professions apparentées archivés dans la bibliothèque d’images du programme Halte à la tuberculose

 

L’objectif des actions menées dans le cadre de la Journée internationale de la forêt est de renseigner le public sur les prestations fournies par nos forêts, telles que fourniture de bois, protection contre les dangers naturels, lieu de détente, refuge pour de nombreuses espèces, afin que celles-ci soient reconnues et appréciées à leur juste valeur.

 

Le 30 mars 2005, l'Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, un rapport accablant sur l'impact de l'homme sur la planète. Au cours des dernières années, les activités humaines ont modifié les écosystèmes pour satisfaire une demande croissante de nourriture, d'eau douce, de bois, de fibre et d'énergie...
Une dégradation irréversible aux conséquences désastreuses puisque le bien-être de l'homme est menacé d'ici à quarante ans. 
La terre

 

 

Chaque année, le 17 avril, l'Association Française des Hémophiles (AFH) célèbre la Journée Mondiale de l'Hémophilie, avec pour objectifs de sensibiliser un large public aux réalités d'une maladie peu connue et de mobiliser le plus grand nombre en faveur de l'intégration des patients.

 

Accueillie simultanément sur cinq continents, la Journée mondiale de la biodiversité vise à sensibiliser le grand public à la biodiversité terrestre... mais combien d'espèces connaît-on aujourd'hui dans le Monde ?

La biodiversité englobe l'ensemble des espèces animales et végétales vivantes sur terre (et dans les mers). La biosphère abriterait entre 5 et 30 millions d’espèces (estimation).

Environ 1,7 million d’espèces animales sont répertoriées, et chaque année de nouvelles espèces sont répertoriées. Malheureusement, de nombreuses espèces disparaissent également, souvent à cause des actions irresponsables de la société humaine.

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d'ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d'incapacité, avec plus de 10 000 millions de victimes par an. Le tabagisme entraînera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés...
Alors, c'est décidé : j'arrête !
La Journée mondiale sans tabac vise à mettre l'accent sur le rôle décisif joué par les professionnels de la santé dans la lutte antitabac. Ces derniers sont en effet en contact avec un pourcentage élevé de la population cible et ils ont l'occasion d'aider les fumeurs à modifier leur comportement. Ils peuvent aussi donner des conseils et des réponses aux questions relatives aux conséquences du tabagisme et donner l'exemple en s'abstenant de fumer

 

La célébration de la Journée mondiale du don de sang a pour but de sensibiliser les populations aux enjeus des don du sang.
Grâce aux dons de sang anonymes et sécurisés de millions de personnes, des milliers de vies sont sauvées chaque jour. Mais la possibilité de recevoir une transfusion de sang, qu'elle soit sécurisée ou non, varie énormément d'un pays à l'autre. Les besoins de 18 % de la population mondiale monopolisent 60 % de l'offre mondiale, ce qui laisse les 82 % restant sans couverture satisfaisante

L'OMS et d'autres organisations ont préconisé des stratégies claires pour développer l'accès universel à la sécurité transfusionnelle. Celles-ci reposent sur la promotion du don de sang régulier, volontaire et non rémunéré et sur la coordination nationale des services de transfusion sanguine.

Quatre organisations internationales, travaillant à promouvoir les dons de sang volontaires et non rémunérés pour assurer la sécurité transfusionnelle, parrainent la Journée mondiale du don de sang

 

Plusieurs causes sont responsables de cette désertification. Les principales étant les variations climatiques (végétation ne se développant pas en raison de fortes températures sur plusieurs mois) ainsi que les activités de l’homme (l’agriculture, la surexploitation, le déboisement,…).

Les impactes sont avant tout sur l’environnement, car la désertification rend les terrains inondables, ce qui entraîne une salinisation des sols, et donc détérioration de la qualité de l’eau

La meilleure solution et la moins coûteuse est celle qui consiste à régénérer les sols et les fertiliser grâce au composte et sa matière organique.
Le reboisement est aussi une solution car les arbres permettent de fixer les sols, et d’en renforcer la fertilité et absorber l’eau lors de fortes précipitations.
Laisser les sols se reposer de temps en temps.
( 17 juin )

 

 

 

 

publié par BOURORGA Halim dans: bourorga
Lundi 16 Juin 2008



HYMNE ALGERIEN
de Mufdi ZAKARIAH
Version française

Par les foudres qui anéantissent,
Par les flots de sang pur et sans tache,
Par les drapeaux flottants qui flottent
Sur les hauts djebel orgueilleux et fiers,
Nous jurons nous être révoltés pour vivre ou pour mourir,
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nous sommes des soldats pour la justice, révoltés,
Et pour notre indépendance nous avons engagé le combat,
Nous n'avons obéi à nulle injonction en nous soulevant.
Le bruit de la poudre a été notre mesure
Et le crépitement des mitrailleuse notre chant favori.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Sur nos héros nous bâtirons une gloire
Et sur nos corps nous monterons à l'immortalité,
Sur nos âmes, nous construirons une armée
Et de notre espoir nous lèverons l'étendard.
Front de la Libération , nous t'avons prêté serment
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

 


Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l' avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes!
Prépare toi ! Voici notre réponse!
Le verdict, notre Révolution le rendra
Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !


Le cri de la patrie monte des champs de bataille.
Ecoutez-le et répondez à l'appel.
Ecrivez-le dans le sang des martyrs
Et dictez-le aux générations futures.
Nous t'avons donné la main, ô gloire,
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !


 

 

Version algérienne

 

 



Qassaman binnazilat ilmahiqat
Waddimaa izzakiyat ittahirat
Qassa walbonood illamiaat ilkhafiqat
F'Ilgibal ishshamikhat ishshahiqat
Nahno thurna fahayaton aw ma maaat
Wa aqadna alazma an tahya algazair
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !

Nahno gondon fi sabil il hakki thorna
Wa ila isstiqlalina bilharbi kumna.
Lam yakon yossgha lana lamma natakna
Fattakhathna rannat aibaroodi wazna.
Wa azafna naghamat alrashshashi lahna
Wa aqadna alazmat an tahya algazair.
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !

Nahno min abtalina nadfaoo gondan
Wa ala ashlaina nassnaoo magdan.
Wa ala hamatina narfao bandan.
Gabhato' ltahreeri aataynaki ahdan
Wa aqadna alazma an tahya algazair.
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !

Sarkhato 'lawtani min sah ilfida
Issmaooha wasstageebo linnida
Waktobooha bidimaa ilshohadaa
Wakraooha libany ilgeeli ghadan.
Kad madadna laka ya magdo yada
Wa aqadna alazma an tahya algazair.
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo
!

 

publié par BOURORGA Halim dans: bourorga
Lundi 16 Juin 2008

 

   

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publié par BOURORGA Halim dans: bourorga
Dimanche 30 Décembre 2007

Kasdi Merbah (1938-1993), de son vrai nom Khalef Abdellah, est un homme politique algérien, chef du gouvernement de l'Algérie du 5 novembre 1988 au 9 septembre 1989.

Il est membre du FLN lors de la guerre d'Algérie. Kasdi Merbah a créé un parti politique dénommé « Mouvement algérien pour la justice et la démocratie » (MAJD). Après l'indépendance, Kasdi Merbah occupe successivement les postes de coordonnateur des services de sécurité puis de secrétaire général du ministère de la défense nationale avant d'entrer au gouvernement comme vice-ministre de la défense nationale, puis ministre de l'industrie lourde, de l'agriculture et enfin de la santé. Au lendemain des émeutes d'octobre 1988, après la révision constitutionnelle qui entraine la création de la fonction de chef du gouvernement, le président Chadli Bendjedid le nomme premier ministre.

Il est assassiné le 21 août 1993, au moment de la « décennie noire »


publié par BOURORGA Halim dans: bourorga
Dimanche 30 Décembre 2007

Mouloud Hamrouche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Mouloud Hamrouche (مولود حمروش), chef du Gouvernement des réformateurs de septembre 1989 à juin 1991, candidat à la présidentielle de 1999 sous le slogan du changement, est l'homme qui a ouvert le plus d'espaces de libertés dans l'Algérie indépendante.

Rien ne prédestinait cet enfant timide, natif de Constantine en 1943, à symboliser la liberté dans l'Algérie de la tourmente. Mais l'enfant grandit vite, trop vite. Toute sa famille est impliquée dans la guerre de libération, déclenchée alors qu'il a à peine onze ans. Ses frères sont au maquis ou dans les structures FLN à Tunis, sa mère est militante, une de sœurs fera de la prison alors qu'elle est enceinte, son père est tué par l'armée française devant ses yeux.

Malgré son jeune âge, Mouloud Hamrouche est rapidement intégré dans les réseaux FLN. Il accomplit de multiples petites missions de liaison et de contact, dévolues aux jeunes de son âge, et effectue le grand saut à quinze ans, lorsqu'il mène son premier attentat : il fait exploser une grenade rue de France, à Constantine.

Il rejoint rapidement un maquis de la Wilaya II, dirigé par Messaoud Boudjeriou. Il connaît alors la grandeur et la précarité de la vie des moudjahidine. Mais en raison de son jeune âge, il est évacué vers la Tunisie. Ils sont plusieurs dizaines à entreprendre ce périlleux voyage. Ils seront treize à arriver en territoire tunisien, après trois mois d'errance.

En Tunisie, il est intégré pendant une courte période dans les services de l'éducation de l'ALN. Il donne des cours à des moudjahidine en formation, en transit ou blessés. Il est ensuite envoyé en Irak où il subit une formation militaire. Il obtient le grade de sous-lieutenant, qui sera le sien à l'indépendance en 1962.

De retour en Algérie, Mouloud Hamrouche est officier instructeur. Il est notamment muté à Boghar, au sud de Médéa, dans un célèbre centre d'instruction situé dans cette ville au climat rugueux: froid et neige en hiver, chaleur extrême en été.

De là, Houari Boumediene, qu'il avait rencontré aux frontières pendant la guerre de libération, le fait muter à la présidence de la République, au service du protocole. Mouloud Hamrouche en profite pour reprendre ses études, décroche un magister en droit et sciences politiques, avec une thèse sur le « phénomène militaire en Afrique » : son expérience avec l'armée ne fait que commencer. Il obtient une bourse pour une formation de deux ans en Angleterre.

Les réformateurs

Devenu directeur du protocole sous Houari Boumediene, il conserve le même poste avec Chadli Bendjedid, avant de devenir secrétaire général du gouvernement puis secrétaire général de la présidence. A partir de ce poste, il commence à élaborer ce qui sera connu plus tard sous le nom de réformes. L'équipe des réformateurs est née, autour de Mouloud Hamrouche, qui a entre-temps quitté l'armée avec le grade de lieutenant-colonel.

Auparavant, le Président Chadli Bendjedid avait tenté des ouvertures, mais s'était trouvé confronté aux appareils et aux lourdeurs du système. Les réformateurs lui donneront enfin les fondements théoriques et pratiques nécessaires pour tenter de faire bouger le pays.

Hamrouche prend contact avec les chefs d'entreprises, les économistes, les juristes, en rencontre des milliers, et finit par arriver à une conclusion centrale: seule une réforme radicale du système politique et économique peut ouvrir de nouvelles perspectives au pays.

La réforme économique donne l'autonomie aux entreprises publiques, ouvre la voie à l'investissement privé, la réforme de l'agriculture s'oriente vers la privatisation à terme. Mais la démarche bute sur le blocage politique : il est impossible d'avancer avec un système de parti unique.

Les tragiques évènements d'octobre 1988 débloquent la situation. Une nouvelle Constitution ouvre la voie au multipartisme, libère les associations et la parole.

C'est dans ce contexte que Mouloud Hamrouche est nommé à la tête du Gouvernement pour succéder à Kasdi Merbah en septembre 1989. Il a quarante cinq ans. Il se lance dans une politique d'ouverture tous azimuts, met en place les mécanismes pratiques de libération de la société et pour l'établissement de règles politiques et économiques solides. Il fait adopter la loi sur la monnaie et le crédit, pièce centrale de la gestion de l'économie, donne naissance à la presse privée, ouvre totalement les médias publics, encourage les partis. C'est une période d'euphorie démocratique sans précédent dans l'histoire de l'Algérie indépendante.

Le premier coup de semonce vient de la victoire du FIS aux élections locales de juin 1990. Mais Hamrouche ne s'alarme pas outre mesure. Pour lui, c'est une période de ras-le-bol, de bouillonnement transitoire, durant laquelle la société s'exprime de manière désordonnée, souvent pour les courants les plus radicaux.

Il tente, en parallèle, d'assurer la mutation du FLN, pour en faire un parti moderne, en mesure de faire face au FIS. L'occasion se présente pour l'année suivante, avec les législatives. Le FLN adopte une règle simple ; les candidats aux législatives doivent être élus par leur base, qui bénéficie de la totale liberté dans ce domaine. La plupart des barons du FLN, sans lien avec la société, n'arrivent même pas à être candidats.

Le système est ébranlé. Il réagit fermement. Il pousse à la création d'alliances contre-nature entre différents courants ayant pour seul objectif la fin des réformes. Sept partis dénoncent le découpage électoral mis en place pour les législatives de juin 1991. Leur action n'a pas beaucoup d'effet. C'est alors que le FIS entre en jeu. Il lance une grève générale pour éviter le déroulement des législatives, lui aussi contestant le découpage électoral.

Alors que la grève s'oriente vers l'échec, l'armée décide d'intervenir. Le Président Chadli Bendjedid et le ministre de la défense Khaled Nezzar déploient les troupes autour d'Alger, et veulent forcer Hamrouche à changer de démarche. Il démissionne. L'état d'urgence est proclamé et un nouveau gouvernement est formé, chargé d'organiser de nouvelles législatives en décembre 1991.

Hamrouche fait campagne pour le FLN, mais les dés sont visiblement truqués. Tout est fait pour assurer la participation du FIS et rien n'est fait pour éviter sa victoire qui se dessine. Le 26 décembre 1991, c'est le raz-de-marée du FIS.

Le pouvoir décide de mettre fin aux élections, de pousser Chadli Bendjedid à la sortie, et d'instituer un Haut Comité d'Etat présidé par Mohamed Boudiaf, qui sera assassiné moins de six mois plus tard par un de ses gardes du corps. Le terrorisme s'installe.

Hamrouche, qui connaît bien le système et son fonctionnement, refuse l'arrêt des élections, prône le dialogue et un retour vers la société. En vain. Il prône également une refondation du FLN, dirigé par Abdelhamid Mehri. Le FLN est repris en mains par le système, qui réussit finalement à faire éjecter Mehri.

Hamrouche refuse d'être candidat à la présidentielle de 1995, sachant que les jeux sont truqués. Il se présente à celles de 1999, après les garanties données par l'armée, et mène une grande campagne. Mais à l'approche du scrutin, il se retire avec cinq autres candidats, quand il devient évident que ni le président Liamine Zeroual, ni le commandement de l'armée, n'ont tenu leur parole en vue d'assurer des élections libres.

Hamrouche envisageait l'idée de créer un parti dans la dynamique créée par la campagne électorale. Mais il abandonne cette idée lorsqu'il constate que le jeu politique est totalement verrouillé. Créer un parti serait une mystification, dit-il. Le temps lui donne raison: le pouvoir refuse de donner leur agrément à des partis créés dans une stricte légalité.

Mouloud Hamrouche est, comme il le dit lui-même, « un fils du système », qui peut à la fois assumer son passé, et se prévaloir d'avoir mené les seules vraies tentatives de le changer. Réservé, presque timide, il a un sens de l'écoute et de l'observation exceptionnel.

La paix, une hantise

Son sens de l'observation et sa finesse d'analyse lui permettent de déceler tous les travers d'un régime basé sur l'armée et les services de sécurité. Autant dire sur l'autoritarisme, même si Mouloud Hamrouche reconnaît que ce régime a eu quelques réussites spectaculaires, sur le plan social notamment. Marqué par ce régime, il soutiendra une thèse en science politique, intitulée « le phénomène militaire en Afrique ». C'est depuis cette époque qu'il acquiert la conviction qu'un tel système ne peut vivre longtemps sauf par la force et la répression.

Mouloud Hamrouche soutient l'accord pour la paix, signé à Rome en janvier 1995, en soulignant que le document reprend les mécanismes prévus dans la constitution de 1989. En 1996, il signe, avec d'autres personnalités, un « appel pour la paix ».

Mais de manière générale, Hamrouche est plutôt discret. Devant l'inflation des mots et la dérive des normes et des valeurs, il préfère la lucidité du constat sans complaisance. Mais peu à peu, y compris en restant très discret, il impose son analyse dans le pays. Même les mots et les concepts qu'il lance s'imposent.

Des années après le départ de Hamrouche, différents gouvernements qui se sont succédé parlent toujours de réformes économiques, sans pouvoir leur donner un vrai contenu. L'analyse de Hamrouche sur le système et ses « clans » est devenue la plus connue pour parler du pouvoir. Et au moment où partisans et adversaires de l'implication de l'armée dans la sphère politique s'affrontaient, Mouloud Hamrouche a, encore une fois, imposé la vision la plus lucide et la plus politique : l'armée ne peut désigner les dirigeants politiques, mais elle doit rester partie prenante des mécanismes de décision.


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